La fin de la guerre

L’armistice en forêt de Compiègne

Premier département français définitivement libéré, l’Oise devint l’un des symboles de la Grande Guerre avec la signature de l’armistice en forêt de Compiègne.

Depuis l’été 1918, la succession des attaques ordonnées par Foch sur le front occidental conduisit au recul progressif des forces allemandes convaincues d’une défaite inéluctable. Confrontés à de nombreux désordres intérieurs et préférant ne pas connaître l’invasion alliée, les dirigeants allemands entamèrent les négociations.

Par souci de discrétion, le maréchal Foch choisit de rencontrer les plénipotentiaires allemands en forêt de Compiègne, sur un embranchement ferroviaire utilisé par des pièces d’artillerie lourde à longue portée. La rencontre s’ouvrit le 8 novembre et aboutit trois jours plus tard sous la pression des événements. Entre temps, l’empereur Guillaume II avait abdiqué, le Kronprinz avait renoncé au trône et un gouvernement populaire avait été formé en Allemagne, dirigé par le député social-démocrate Ebert.

Le 11 novembre 1918, à cinq heures douze du matin, après 1.560 jours de guerre, les négociations étant achevées, l’armistice était signé. Il fut convenu qu’il entrerait en vigueur à 11 heures du matin (heure française) le jour même.