Les Allemands ne sont plus à Noyon

Noyon sous les feux des projecteurs.

La nouvelle du recul allemand et de la libération de Noyon eut un grand retentissement dans toute la France. De hautes personnalités vinrent visiter les villages martyrs de l’Oise et la ville reconquise. La première cérémonie officielle eut lieu le mardi 20 mars 1917 avec la visite du général Nivelle, commandant en chef de l’armée française, accompagné du général Fayolle, commandant la 1ère armée.

Quatre jours plus tard, le samedi 24 mars, la ville de Noyon reçut la visite du président de la République Raymond Poincaré, accompagné des ministres de la guerre (M. Painlevé), de l’intérieur (M. Malvy) et du travail (M. Léon Bourgeois), de conseillers généraux et de parlementaires de l’Oise et de la Somme.

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.